Test du PowerRay, le drone sous-marin de PowerVision

Test du PowerRay, le drone sous-marin de PowerVision

Annoncé en avril 2017 et attendu depuis de longs mois, voici le drone sous-marin PowerRay par PowerVision, qui débarque tout frais, tout mouillé sur les étals des distributeurs et dans nos colonnes pour une prise en main.

Depuis maintenant plusieurs années, nous savons que la pratique du drone ne vient plus se cantonner à l’espace aérien. De nombreux appareils permettent une exploration complète et intuitive qu’elle soit terrestre ou même sous-marine. Nous présenterons donc aujourd’hui un drone sous-marin ultra performant, premier de sa catégorie à offrir une image 4K. Disponible en trois versions, le PowerRay proposera différents packs en fonction de l’utilisation de chacun.
Il y a eu Cousteau, puis Thalassa et maintenant il faudra peut-être composer avec PowerRay, l’un des premiers drones grand public dédiés à l’exploration aquatique… et à la pêche de loisir. Si la découverte des fonds marins est un fantasme pour vous, le constructeur chinois PowerVision (connu chez nous pour avoir commercialisé le PowerEgg, que nous n’avons toujours pas pu tester) se propose de rendre accessible l’exploration aquatique avec un drone capable de descendre jusqu’à 30 m et surtout équipé d’une caméra 4K.

La marque PowerVision

PowerVision est une firme chinoise basée à Pékin qui possède également des bureaux sur plusieurs continents et notamment à Shanghai, Shenzhen, Hong Kong, Yangzhou, dans la Silicon Valley, Boston, Helsinki, Francfort ainsi qu’à Perth en Australie. La marque est très soucieuse des différents besoins de ses clients et sera dans une recherche constante d’innovations pour améliorer le quotidien des professionnels comme des particuliers avec des drones toujours plus innovants.

Découverte du PowerRay

A l’ouverture de son étui, on constate que le PowerRay propose un éventail d’accessoires plutôt intéressant. En effet celui-ci fournit, une radiocommande, une station de contrôle qui sera reliée par un câble au PowerRay, un chargeur, une carte micro SD, une station FishFinder pour les versions Angler et Wizard, un système d’appâts pour les versions Angler et Wizard,  et enfin un casque FPV pour la version Wizard.

Avec son fuselage hydrodynamique, sa silhouette de raie manta (ou de petit vaisseau spatial) et ses « blurps » dès qu’il est immergé, le PowerRay bénéficie d’un capital sympathie étonnant. Nous étions pourtant un peu dubitatifs lors de son annonce en avril dernier. Proposer un drone sous-marin, pourquoi pas, mais à quel prix et pour quel usage ? Finalement, après cette première prise en main, on se dit que PowerRay ouvre un nouveau champ d’exploration et surtout la possibilité de réaliser des prises de vue impossibles à faire auparavant, ou du moins nécessitant l’utilisation d’un matériel lourd et onéreux, ou de se mouiller….

Avant de se jeter dans les eaux troubles, il nous a d’abord fallu relier le câble qui permet la transmission de données entre le PowerRay et sa Ground Station. Non, ne soupirez pas, la liaison par câble est une nécessité puisque les ondes Wi-Fi ou radio ne passent pas sous l’eau. D’autre part, dans le cas où votre drone se retrouverait coincé dans un amas d’algues, il faudra bien tirer sur quelque chose pour le récupérer ; « explorer les fonds marins sans se mouiller », on vous a dit !

Une fois le câble en place et la Ground Station activée, la mise en route est assez simple : il suffit de connecter la télécommande et le smartphone en Wi-Fi à la Ground Station et le tour est joué. L’application est la fois intuitive et complète. Grâce au sonar, on peut visualiser le relief marin tout en bénéficiant d’une somme importante d’informations de télémétrie… exactement comme lorsque l’on pilote un quadcoptère. D’ailleurs, le pilotage du PowerRay n’est fondamentalement pas très différent puisqu’on peut aussi contrôler le tangage, le lacet et les gaz. Seul le roulis manque à l’appel. Dans tous les cas, le pilotage est intuitif et amusant. Évidemment, il faut un temps d’adaptation pour « oublier » la présence du câble, mais après s’être coincé deux fois dans des plantes aquatiques, nous ne chipotons plus sur sa présence.
En ce qui concerne l’exploration des fonds marins, le retour vidéo est fiable et la latence étonnamment très faible. Le contrôle de cet UUV (Unmanned Underwater Vehicle) se fait avec précision est il est possible de s’approcher très près des roches ou des poissons. Un point important, car malheureusement sous l’eau, la visibilité est très rapidement réduite en raison de la qualité de l’eau, de la présence d’algues et bien sûr de la profondeur puisque plus vous descendez, moins la lumière pénètre l’eau. La présence des leds se révèle vite indispensable pour seconder l’ouverture f/2.8 de la lentille frontale et de la petite taille de son capteur CMOS de 1/2.3p. Un capteur capable néanmoins de délivrer des images en 4K UHD 25p et de monter à 1600ISO.
Des performances honorables en plein soleil et en eaux claires, mais qui montrent leurs limites au moindre nuage ou dès que la vase remue un peu trop. Gageons néanmoins que la prochaine mouture évoluera dans le bon sens.
En attendant, on s’amuse des découvertes effectuées et de la possibilité de chatouiller le gardon sans se mouiller ni visiter un aquarium. En revanche, nous ne nous étendrons pas sur les possibilités d’assistance à la pêche, car nous ne les avons pas testées, mais il est possible de repérer facilement le poisson grâce au sonar et lâcher un appât. Là encore, nous espérons que l’utilisation de cet instrument sera raisonnée.

Ses différentes caractéristiques

Le PowerRay intègre une caméra 1/2.3″ CMOS 12.4MP qui pourra atteindre une qualité vidéo maximale 4K 3840 x 2160, 30 i/s. Niveau photo, vous pourrez capturer des clichés sous-marins de 12 Mégapixels (4000 x 3000). L’appareil pourra supporter toute carte mémoire allant jusqu’à 128 Go. Il sera également important de noter que la radiocommande dispose d’une portée de 100 mètres maximum avec la station de contrôle au sol.

Le drone sous-marin aura quant à lui une portée de 50 ou 70 mètres en fonction du câble que vous aurez choisi, son point de départ étant la station de contrôle qui elle sera posée sur la terre ferme. Une fois à l’eau le PowerRay pourra se mouvoir différemment en fonction de la vitesse enclenchée sur la radiocommande (slow/medium/speed) le mode speed permet d’atteindre les 7 km/h. Quelque soit sa vitesse il gardera une très bonne mobilité grâce à ses nombreuses turbines (deux horizontales et une verticale) et vous pourrez donc piloter le PowerRay très aisément.

Pour ce qui est de ses caractéristiques propres, ce sous-marin pèse 3,8 Kg pour 46,5 x 27 x 12,6 cm. Des mesures pensées et créées pour optimiser sa navigation sous marine et ce jusqu’à 30 mètres de profondeur. Il sera également équipé de diodes à l’avant pour éclairer les zones sous marines les plus sombres, aussi bien en eau douce qu’en eau salée. Enfin dernier point important concernant les caractéristiques du PowerRay: sa batterie, qui permettra en effet d’atteindre un temps d’utilisation de 4H.

A qui s’adresse ce sous-marin ?

Aux professionnels de la mer

Ce qui fait l’efficacité et le succès du PowerRay, c’est avant tout son eco radar (disponible avec les versions Angler et Wizard du PowerRay). Conçu pour détecter tous les détails de son environnement, ce radar recueillera pour vous un tas de données utiles au sujet de la faune sous marine mais aussi de la topographie des fonds marins. Tous ces retours d’informations vous seront délivrés en temps réel sur votre smartphone ou votre tablette. De nombreux professionnels pourraient donc y trouver leur intérêt comme les pêcheurs par exemple qui trouveraient des bancs de poissons plus facilement et étudieraient la profondeur de l’eau en un clin d’œil.

Aux passionnés de plongée

Outre son aspect pratique, le PowerRay reste un appareil ludique et attrayant pour celles et ceux désireux de découvrir les fonds marins d’un œil différent, notamment en immersion FPV grâce à un casque VR par exemple. La version explorer du sous-marin semble donc être la plus appropriée pour une utilisation simplement récréative. En effet, un particulier utilisant le PowerRay en loisir n’aura pas réellement besoin de Fish finder ou d’une ligne d’appât.

Notre expérience

Nous sommes personnellement allés tester le PowerRay dans un lac et nous avons pour le moins été bluffés ! Une fois à l’eau, le sous-marin propose un pilotage simple, très abordable, le tout armé d’une fluidité et d’une discrétion à toute épreuve. Comme nous l’avions cité précédemment, les trois vitesses disponibles confèrent une grande adaptabilité et il est surtout très facile de passer d’une vitesse à l’autre via un curseur sur la radiocommande. Vous pourrez donc vous adapter non seulement à votre environnement mais aussi à votre sujet. C’est donc selon nous un pari réussi pour PowerVision qui présente un drone sous-marin réactif, fluide, ultra fonctionnel, pratique et design.

Conclusion

En tout point, le PowerRay a su nous séduire. Un aspect pratique accompagné d’une gamme d’accessoire intéressante, le tout pour un pilotage simple et agréable, ou autant de caractéristiques qui font du PowerRay un des poids lourd de sa catégorie. Vient également s’ajouter à ça une réelle plus value pour les professionnels de la mer grâce au système d’eco radar qui repèrera les poissons et la profondeur exacte de l’eau le tout en temps réel.

C’est donc une toute nouvelle expérience de plongée qui s’offre aux amateurs et aux professionnels pour pousser encore plus loin l’expérience sous-marine. Que ce soit en retour smartphone ou en immersion totale via un casque VR, l’exploration sous marine ne sera plus jamais la même.

Le PowerRay est d’ores et déjà disponible en 3 versions : Explorer, Angler et Wizard. Dans les deux premières versions, le câble s’étend jusqu’à 50 m et la mémoire interne est de 32 Go. La version de base est dédiée à l’exploration sous-marine alors que la version intermédiaire ajoute l’accessoirisation pour la pêche et de quoi lâcher un appât à distance. Wizard, la version haut de gamme, offre en plus une valise de transport, des lunettes Zeiss VR One, un câble de 70 m et une mémoire interne de 64 Go. Les prix sont respectivement de 1 699 €, 2 088 € et 2 199 €.

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