Le Drone PowerEgg

Le Drone PowerEgg

Un drone en forme d’œuf et contrôlable d’une seule main : exactement ce que vous attendiez, non ?

Qui n’a pas déjà une fois rêvé de jouer au sorcier et d’ordonner aux objets de se déplacer d’un simple geste ? On pointe le ciel et l’objet en question s’élèverait seul vers les cieux ! C’est ce rêve que va commercialiser la société chinoise PowerVision avec son drone grand public PowerEgg.

Destiné au grand public, le drone Power Egg signé Power Vision se distingue d’une part par son aspect en forme d’œuf, d’autre part, par sa télécommande à reconnaissance gestuelle, la PowerEgg Maestro. Dotée d’un accéléromètre et d’un gyroscope, elle permet de contrôler le drone d’une seule main. Pour les utilisateurs attachés à la « tradition », une manette habituelle est également incluse.

La parole à la marque

« En tant qu’innovateur reconnu dans l’industrie du drone commercial, notre but est de prendre l’expertise technologique de PowerVision et de l’emballer sous une forme plaisant à tous les utilisateurs de drone, qui se verraient l’utiliser et en profiter immédiatement, explique Wally Zheng, fondateur et CEO de PowerVision Technology Group. Nous avons conçu PowerEgg pour être le drone grand public de tout le monde. Il est élégant, compact et portable, simple à utiliser au démarrage ou pour capturer des moments mémorables sur la caméra ». 

« Avec le pouvoir d’améliorer la vie quotidienne de chacun, PowerEgg est vraiment révolutionnaire. Pour la première fois, un drone grand public fournit trois éléments clés : conception étonnante, fonctionnalités puissantes et simplicité opérationnelle, déclare Huber Hu, PDG de PowerVision Europe, la filiale européenne de PowerVision Technology Group. Idéal pour s’amuser en famille ou pour un usage professionnel, PowerEgg est la meilleure caméra volante pour capturer des moments spéciaux, des expériences uniques et vos plus grandes aventures ».

C’est quoi le PowerEgg ?

Comme son nom l’indique, c’est un œuf, qui a plus ou moins la même taille d’un ballon de rugby : 27,2 x 17,6 cm, pour un poids de 2,09 kilos, avec les hélices et la batterie, en ordre de vol. Le principe du PowerEgg : les pieds et les bras moteurs font partie de le « coquille » de l’œuf. Pendant le transport, toutes les pièces sont rétractées, et on n’a pas idée de ce qu’est l’objet.

Lorsque le PowerEgg est posé sur le sol, ses 4 pieds sont déployés. Lorsqu’il est prêt à voler, les 4 bras moteurs sont écartés et figés. Ils sont suffisamment solides pour prendre l’appareil en main en le tenant par un seul bras. Sous le multirotor se trouve une caméra couplée à une nacelle brushless stabilisée sur 3 axes. Les hélices sont orientées vers le bas, ce sont des modèles de 10,5 pouces en deux parties articulées. Une fois totalement déplié et prêt à décoller, le PowerEgg mesure 27,2 cm x 47,6 cm. Les pieds se relèvent en vol pour ne pas entrer dans le champ de la caméra.

Avec sa forme d’œuf lorsqu’il est rangé, certes étonnante mais originale, le PowerEgg a le pouvoir de se faire vite oublier dans un sac à dos et de se laisser transporter aisément, contrairement à la plupart des drones du marché qui demandent un sac adapté ou une valise de transport. En outre, ses capacités de vol et de contrôle en font un drone très grand public puisqu’en plus d’être équipé de la plupart des caractéristiques techniques des drones dans cette gamme de prix (1499 € ), il a aussi pour lui la possibilité d’être pilotable à distance via la PowerEgg Maestro, télécommande manipulable d’une seule main et équipée d’un détecteur de mouvements permettant à l’utilisateur d’interagir avec le drone et de le manipuler exactement comme le ferait un chef d’orchestre ou …un magicien. Le concept est séduisant d’autant que le PowerEgg embarque une caméra UHD 4K 30p ou HDTV 1080 120p, une nacelle électrique stabilisée 3axes et pilotable sur 360° horizontalement et un sonar pour le vol en intérieur. Des caractéristiques techniques qui ne sont pas sans rappeler celles du très polyvalent Phantom 4, détection d’obstacles mise à part.

Prise de vue avant tout

L’appareil est en effet équipé d’une caméra 4K capable de retransmettre les images en direct jusqu’à 5 km et proposant une vue panoramique stabilisée sur trois axes à 360 degrés. Via une application mobile, des modes de vol automatisés permettent de se concentrer sur la prise de vue sans se soucier du pilotage.

La caméra est une 1/2.3’’ CMOS avec un FOV de 95°, capable de filmer en 4K (3840 x 2160 pixels) à 30 images par seconde. Elle filme aussi en Full HD (1920 x 1080p) en 60 et 120 images par seconde, et en HD Ready (1280 x 720p) en 60, 120 et 240 images par seconde. Sympa pour produire de beaux ralentis ! Les photos sont en 4254 x 3264 pixels, avec la possibilité de shooter en timelapse. Les images sont stockées sur une carte mémoire microSD à bord du PowerEgg. Il est possible de régler l’ISO (entre 100 et 3200), et de shooter avec du bracketing pour réaliser des clichés HDR en post-production.

Comment ça se pilote ?

PowerVision fournit une radiocommande avec des joysticks qui reviennent au neutre et… dépourvue d’antenne. Comment fonctionne-t-elle ? Elle est reliée par un câble à la « base station », un module qui s’occupe d’établir la liaison radio en 2,4 GHz avec le PowerEgg, ainsi que le retour vidéo en temps réel – la latence, selon PowerVision, est de 200 à 300 millisecondes environ. La visualisation des images passe par un smartphone ou une tablette, via une liaison wifi avec le module. La radiocommande pilote les prises de vues, y compris les mouvements de la caméra.

Le plus du PowerEgg ?

C’est un accessoire supplémentaire destiné à piloter l’appareil avec des gestes ! Le Maestro, c’est son nom, ressemble comme deux gouttes d’eau à un Nunchuk de Nintendo… et fonctionne sur le même principe. Le PowerEgg propose des fonctions de vol automatisées. Des points de passage sur une carte avec les « waypoints », par exemple. Ou encore le retour automatisé au point de départ à la demande, lorsque la batterie est faible ou en cas de perte de liaison – qui peut être remplacé par un atterrissage d’urgence sur place, dans les réglages. Le PowerEgg permet aussi de suivre son pilote (tant qu’il appuie sur une gâchette du module Maestro), de tourner autour d’un sujet…

Les chiffres ?

La batterie amovible, qui entre par le haut du PowerEgg, est une Lipo dans un boitier propriétaire 4S de 6400 mAh, qui pèse 580 grammes. Elle assure une autonomie de 23 minutes de vol, selon PowerVision. L’appareil est doté d’un GPS (doublé de Beidou pour la Chine), d’un baromètre altimétrique, d’un sonar pour le positionnement par rapport au sol, d’une caméra optique verticale pour fixer la position, toujours par rapport au sol. Ces capteurs lui permettent de voler en extérieur et en intérieur avec une assistance au pilotage. La portée de la « base station » est de 5 kilomètres dans la version chinoise – la puissance sera limitée en Europe, la portée aussi. La radiocommande offre 20 heures d’autonomie, la « base station » 1h30.

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